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Issue 13

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Tourisme Islamique Perspectives

Hospitalité

Composante essentielle du voyage et du tourisme

 

Depuis une cinquantaine d’années, je visite annuellement l’Europe pour assister aux expositions et salons spécialisés, relatifs aux secteurs d’activités qui m’intéressent, l’industrie d’abord, et récemment le tourisme. J’en profitais aussi pour faire des visites aux entreprises, pour information ou pour stage parfois, et pour conclure des contrats d’achats de machines, équipements et produits pour mes sociétés de fabrication de chaussures. L’ensemble des expositions auxquelles j’ai participé a dépassé les 250 durant cette période, soit une moyenne de 5 expositions par an.

 

Les lieux de ces expositions étaient très variés. Certaines s’étaient tenues dans de grandes villes, telles que Paris, Frankfort, Düsseldorf, Hanovre, Milan, Londres. D’autres, ont eu lieu dans de petites villes, telles Birmasens en Allemagne, Florence en Italie et autres villes européennes.

Suivant ma nature, je n’établissait ni programme, ni réservation pour mes voyages. En conséquence, je trouvais toujours des difficultés à me loger lors de ces expositions, ou même lors de certains voyages d’affaires qui avaient coïncidé avec des expositions dans certaines villes. Les hôtels et les pensions ne couvraient pas la demande croissante des visiteurs, même si le nombre de ceux-ci a augmenté, car leurs chambres étaient réservées au préalable (parfois à un an) par les exposants et les visiteurs.

Que fait-on dans ces cas-là ?

Dans ces villes, lorsqu’il y a surbooking, on prévu certaines solutions.

Birmasens est une petite ville d’Allemagne disposant de 2 grands hôtels et de quelques pensions. Il s’y tenait le plus important salon international de l’industrie de la chaussure, où étaient exposées les dernières innovations technologiques du secteur. Les fabricants de la chaussure des quatre coins du globe s’y rendaient.

Comment cette petite ville arrivait-elle à accueillir les milliers de visiteurs durant trois jours ?

Il y avait plusieurs bureaux qui s’occupaient du logement pour les visiteurs du salon. Le premier, à la gare, un second à la porte du salon et un troisième au centre-ville. Tous les visiteurs trouvaient où se loger. Ils avaient même certains choix. Ceux qui venaient en voiture, par exemple, pouvaient loger dans des villages avoisinants, soit dans des hôtels ou pensions, soit chez des particuliers qui réservaient une ou deux chambres aux visiteurs. Lors de mes visites à Birmasens, j’avais à plusieurs reprises logé chez des particuliers. J’étais très bien accueilli par les maîtresses de ces maisons et j’en ai gardé de bons souvenirs, particulièrement leur amabilité et leur considération à mon égard que j’avais relevé lors des petits déjeuners. Ces derniers comportaient différents genres de pains chauds et de thé, des Å“ufs durs et des confitures. En outre, montrant leur intérêt vis-à-vis de leurs hôtes, ces familles me posaient des questions sur ma vie familiale, sur les traditions de mon pays et sur d’autres points. Ce qui nous avait permis de nous rapprocher et de tisser des liens amicaux. Il est à noter aussi  la haute confiance dont je jouissais, puisqu’on me remettait la clef de ma chambre d’hôte.

Cet accueil, plein d’estime était  en contrepartie d’un prix modique, ne dépassant pas le quart des frais dans un hôtel moyen. La ville de Birmasens et se habitants ont fait aimer ce salon aux visiteurs ; et il en est certainement de même pour les nombreuses autres manifestations accueillies par les autres villes allemandes.

De même, à l’occasion de certaines expositions en Italie, particulièrement à Milan, la capitale économique, il y avait beaucoup de visiteurs et j’ai dû descendre chez des familles de la banlieue ; une fois chez une grande dame et une autre chez une jeune femme et sa fille. Elles ne parlaient que l’italien, ce qui rendait la communication entre nous difficile ; mais elles se sont  acquittées convenablement des devoirs de l’hospitalité ; et ce à un prix modique.

La question qui se pose dans ce contexte est celle-ci : qu’est-ce qui pousse ces familles à accueillir chez elles les visiteurs des salons ou d’autres manifestations ?

S’agit-il d’une contribution locale ou nationale pour accueillir les visiteurs et faire connaissance avec eux ? Ou bien est-ce une participation à résoudre le problème du surbooking et ses effets économiques sur le salon, la ville et le pays ? Ou bien est-ce une réponse à l’appel des organisateurs de salons ou des autorités de la ville pour préparer des chambres dans les demeures privées pour accueillir les visiteurs ?

Ou bien s’agit-il d’un besoin des propriétaires de ces maisons d’augmenter leurs recettes financières afin d’améliorer leur bien-être ?

Il s’agit probablement de la conjonction de tous ces facteurs. Ce qui encourage de telles initiatives, c’est le climat de confiance et de quiétude qui règne et l’organisation impeccable au niveau de la préparation et la communication entre les propriétaires de maisons et les bureaux chargés du logement des visiteurs des salons ou d’autres manifestations. Il ne s’agit pas d’un cas spécifique à la ville de Birmasens, mais d’un cas général à toutes les villes allemandes, grandes et petites, et à plusieurs villes européennes. En effet,  la confiance, la sécurité et la quiétude encouragent plusieurs familles à accueillir des hôtes lors des festivals, salons ou autres manifestations, et même des étudiants ou certains travailleurs durant un certain temps ; en contrepartie d’un prix modeste ou de certains travaux domestiques pour les jeunes filles particulièrement ; et ce dans le respect des règles de l’hospitalité.

A Paris, j’ai eu des expériences différentes. J’assistais au salon du cuir qui se déroulait chaque année au début septembre, période du retour de l’activité après la phase creuse des vacances d’été, où  les goulots d’étranglement se déplacent des côtes et zones touristiques, vers les villes industrielles et économiques. Paris est l’une de ces villes où il est difficile de trouver un logement convenable si on n’a pas fait de réservation au préalable. A travers mes nombreuses visites à cette ville, j’ai été constamment confronté à ce problème. Parfois j’étais descendu dans ses plus luxueux hôtels, tels George V, La Concorde, La Fayette, Versailles (qui est l’un de ses palais), le Grand Hôtel, l’Intercontinental, Sheraton et d’autres. A d’autres occasions, j’étais obligé de descendre dans de petites, voire de très modestes pensions, telle celle de Pigalle (où j’ai été une fois), quartier de loisirs qui veille toute la nuit. Je vécus une situation similaire à Rome. Toutes ces expériences ne m’ont pas amené à programmer mes voyages et mes lieux de résidence. Je comptais toujours sur Dieu et sur ma faculté d’adaptation et probablement aussi sur mon portefeuille.

Tout ce que je viens de raconter concerne mes visites des premières années, qui avaient coïncidé avec l’essor économique et industriel de l’Allemagne et de l’Europe. Actuellement, le bien-être s’est accru et les activités économiques se sont étendues à toute l’Europe, voire à tout le monde, et à tous les secteurs, y compris ceux du voyage, tourisme, hôtellerie et résidences touristiques.

L’offre dépasse désormais la demande et la faible fréquentation est plus courante que le surbooking.

Le tourisme s’est aussi développé dans des pays qui avaient été ravagés par des guerres. Tel est le cas du Liban qui a édifié infrastructures et équipements pour accueillir les touristes, après avoir surmonté la guerre civile qui l’avait déchiré. Les villes sont ainsi embellies, les bâtiments repeint, les routes tracées et goudronnées, les hôtels et les centres commerciaux modernes construits. Les villageois des montagnes renommés pour leur hospitalité ancestrale sont de nouveau prêt à accueillir les touristes.

Mes souvenirs sur les stations estivales libanaises remontent à 1947 et aux quelques années qui suivirent. Celles-ci étaient joyeuses par leurs festivals, tels le festival Bekfaya, nommé fête des roses, le festival de Baalbek, le festival de Zahla….J’espère que les responsables réserveront un grande intérêt à l’édification de lieux de résidence adaptés aux besoins et aux bourses des touristes.

Il en va de même pour la Syrie qui a des sites touristiques variés et différents de ceux du Liban, tels ses lieux de pèlerinage, ses monuments religieux, ses grandes villes et ses souks traditionnels. Ce qui lui donne les moyens d’attirer les touristes et les visiteurs tout au long de l’année. Les forts afflux touristiques varient suivant les saisons et les manifestations religieuses.

Quant à l’Arabie Saoudite, elle a une expérience annuelle en matière d’accueil des pèlerins lors du Hadj (pèlerinage à La Mecque, la 5ème obligation de l’Islam) et de la Omra (petit pèlerinage à La Mecque, facultatif) qui enregistrent un fort afflux. Lorsque j’étais allé faire mon  pèlerinage (hadj), je me souviens que j’ai été logé dans une maison située non loin de la sainte Kaaba. Ce qui signifie que la moitié des maisons de La Mecque, la ville sainte, se vidait pour accueillir les hôtes de Dieu.

Enfin, l’Irak aussi mérite un détour, puisque ses villes saintes, telles Nadjaf et Karbala, connaissent, malgré les perturbations et l’insécurité,  un fort afflux de visiteurs (dépassant un million) tant nationaux qu’étrangers et particulièrement de l’Iran voisin.. On peut  imaginer la situation avec le retour de la sécurité et de la quiétude dans ce pays. Le peuple et les autorités de l’Irak et plus particulièrement les départements spécialisés n’ont qu’à se préparer pour recevoir les visiteurs et les touristes qui sont des hôtes respectables quelque soit leur situation sociale. Ils doivent en ce sens profiter des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour organiser le flux des visiteurs depuis leur arrivée, jusqu’à leur lieux de résidences, en passant par les circuits de leurs visites.

Oeuvrons tous pour que le tourisme soit un des moyens du bien-être et de l’amitié entre les peuples, notamment entre pays voisins et régionaux, suivant l’exemple de l’Europe qui a éliminé les frontières entre ces 25 pays, faisant d’eux un seul Etat et un seul peuple. Oeuvrons tous pour que le tourisme et les visites soient prémunis contre toute opération terroriste et pour que nos pays en tirent les multiples bénéfices.

Et que la paix et la quiétude soient avec vous chaque année.

 

Qu’ Allah nous guide vers les meilleures actions. 

 

Le dos pour dpasser

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